Plus qu’un hommage, cet album délicat, son cinquième, s’écoute comme on lit une belle page de poésie, les oreilles rivées aux sons et aux mots et l’esprit léger, vagabond céleste.

Pour s’en convaincre il suffit de laisser filer Kanoê, le premier titre qui n’a rien d’une bossa et qui pourtant ne détonne pas dans cet ensemble harmonieux enregistré avec quelques musiciens dont le bien né Philippe Baden Powell au piano, le saxophoniste Carlos Malta, le percussionniste Marco Lobo ou le batteur Paulo Braga. Ces jeunes musiciens n’ont aucun complexe face à leurs aînés. Même le son totalement vintage, de cet enregistrement suffit à nous rappeler les meilleurs opus des anciens.